C’est le parcours « classique », celui d’un jeune de région (rappelez-vous, on ne dit pas « province ») qui « monte à la capitale » pour la fin de ces études. Pour Corentin et sa compagne, l’expérience parisienne ne dure qu’un an. Ils décident de repartir vivre à Toulouse, en Occitanie. On le retrouve quelques années plus tard, il nous partage son expérience et son histoire.

Venir s’installer à Paris. Pourquoi ce choix à l’époque et combien de temps êtes-vous resté ?

Je suis venu à Paris pour mon stage de fin d’études, comment souvent pour les étudiants qui veulent débuter leur carrière professionnelle. J’y suis resté 18 mois accompagné de ma copine également en fin d’études.

Quelles raisons vous ont poussées à quitter Paris ? Avez-vous eu un déclic particulier ?

Les opportunités de travail sont énormes certes, mais pas forcément toutes captivantes. Ce qui nous a plu, c’est la multitude de choses à faire et à découvrir. On a adoré le devant de la scène. Mais les coulisses sont moins sympas à vivre. Pourtant, on était dans un super quartier à l’ambiance conviviale, on avait un appartement pas trop cher (pour Paris !), pas trop petit. Les 2 éléments les plus difficiles étaient le métro et ses aspects désagréables si singuliers et par ailleurs les fins de mois difficiles (ou devrais-je dire les milieux de mois). L’expérience est géniale parce qu’on est resté 18 mois. Ça aurait pu devenir un enfer en prolongeant l’aventure. On a décidé de repartir, et on a bien fait !

Dans quelle ville êtes-vous parti vous installer ?

Nous sommes installés à Toulouse, dans une région très agréable.

Décider de partir de Paris, c’est une chose. Le faire en est une autre ! Comment avez-vous abordé les choses ?

L’envie de repartir est venue au bout d’un an. Les stages de fin d’études terminés, c’était le début d’autre chose qui allait commencer et on a décidé de le faire ailleurs que Paris. Au départ, on s’est demandé si professionnellement, on trouverait notre compte en dehors de Paris. Dans notre petite ville d’origine, on était fiers de dire qu’on « montait à la capitale » pour bosser dans une super boîte. Ma copine cherchait un labo de recherche en neurosciences. Finalement, on a vite trouvé ce qu’on cherchait en termes d’activité. Heureusement, on avait choisi de louer un meublé dans un premier temps donc le déménagement n’a pas été trop complexe… Enfin, on a stocké nos affaires dans la cave d’une copine (qui était presque plus grande que son appart!) et on a pris nos valises et sacs dans le train.

Quitter Paris, partir vivre en région. Le bilan en une phrase ?

À Toulouse, c’est beaucoup plus confortable au quotidien. On vit mieux.

Qu’avez-vous gagné en quittant Paris ?

Presque tout en fait. La vie moins chère, la proximité avec la montagne, la mer, l’océan. Un appartement charmant, plus calme, très central, moins cher. Le stress en moins dans les transports (je me déplace à vélo, c’est parfait). Une ambiance plus chaleureuse et conviviale. Aujourd’hui avec des enfants, le choix de partir il y a quelques années était le bon !

Que regrettez-vous ?

Il y a moins de lieux culturels à Toulouse mais sincèrement c’est suffisant. Grands amateurs de voyage, repartir à Toulouse était une crainte de rendre plus complexes les départs. En réalité, pour aller en Europe ce n’est pas un problème. Pour les longs courriers, ce n’est finalement pas plus cher de partir de Toulouse car on ne passe pas forcément par la capitale (Munich, Londres, Francfort et Amsterdam sont parfois des connexions plus intéressantes).

Changer de vie, gérer le changement d’emploi, trouver un logement, organiser le déménagement… Quelles leçons tirez-vous de cette aventure ? Si c’était à refaire, que feriez-vous différemment ?

Il faut de la préparation, c’est sûr, mais c’est accessible à tous.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui réfléchissent à quitter Paris et changer de vie ?

Il faut se lancer parce qu’au pire, si ça ne marche pas comme on voudrait, on peut revenir à Paris. Je n’ai jamais rencontré une personne qui regrettait son départ de Paris, peu importe la destination. Il faut aussi accepter que tout ne sera pas parfait dès le début. Il faut un temps pour que les choses s’installent.

« Quitter Paris, c’est… »

Vivre mieux, plus simplement et accordant de l’importance aux choses essentielles !

Merci à Corentin pour son témoignage !