Si chère à notre coeur ? Non, si chère tout court. Il est bien question de prix de la capitale, de sa vie quotidienne, de ses prix exorbitants. Est-ce dû à la conjoncture économique ? À la surpopulation ? Nous laisserons les analyses économiques aux antennes de BFM. Pendant ce temps, la réalité est là : Paris est chère.


10 000€

c’est le prix au mètre carré à Paris dans certains quartiers.

1 200€

c’est le prix d’un T2 de 40m2 dans certains quartiers.

10€

c’est le prix d’une pinte de bière dans certains quartiers.

Bon. Et bien, on a bien du mal à savourer la vie à Paris.

On le sait, les salaires sont souvent au rendez-vous pour contrebalancer ces prix. Mais pourtant, quand on y réfléchit et surtout qu’on compare, ces prix font toujours aussi mal. Prenez un peu de temps pour calculer le ratio pour el coût de la vie dans d’autres villes françaises… C’est la déprime assurée.

Même quand on est privilégié, que l’on profite d’un début de carrière confortable, on reste dans un gouffre financier. Les parisiens de la classe moyenne se seraient-ils pas finalement des faux riches ? Capables de vivre au coeur de Paris mais incapable de lancer des projets d’achat immobilier ou d’épargner à la hauteur de leurs salaires.

Les voisins (enviés ?) en région

Le coup de massue tombe lorsque ces parisiens, faux riches, ont des amis en région. Ils ont beau se rassurer, se répéter qu’il ne faut pas comparer, ne pas regretter. Une petite voix est quand même présente dans leurs têtes, rien de tout ça n’est vraiment normal, ni viable dans le futur. À moins d’être prêt à faire des sacrifices et à encaisser les contraintes.

-81%

c’est la baisse observée en comparant le prix au m2 à Clermont-Ferrand et celui de Paris

(Source : MeilleursAgents – Novembre 2018)

-70%

c’est la baisse observée en comparant le prix au m2 à Toulouse et celui de Paris

(Source : MeilleursAgents – Juillet 2018)

-56%

c’est la baisse observée en comparant le prix au m2 à Lyon et celui de Paris

(Source : MeilleursAgents – Juillet 2018)

Oui, les détracteurs nous diront que les salaires aussi sont en baisse. Nous leur répondrons que « pas forcément » et nous les inviteront à refaire le calcul du ratio.

D’autres détracteurs nous répéteront que les opportunités et les belles carrières sont à Paris. Nous leur répondrons que oui, c’est simplement une question de choix et de priorité dans la vie.