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Vivre en Provence-Alpes-Côte d’Azur : quelle ville idéale choisir ?

La Provence-Alpes-Côte d’Azur, souvent abrégée en PACA et connue aussi sous le nom de « Région Sud », est une région du sud-est de la France à l’identité forte. Elle regroupe six départements (les Alpes-Maritimes, les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes, les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse) pour un total d’environ 5 millions d’habitants. Limitée par la Méditerranée au sud et par l’Italie à l’est, couvrant une partie des Alpes du Sud, la PACA offre un contraste saisissant avec l’Île-de-France. Ici, le climat méditerranéen règne avec des étés chauds et secs et des hivers doux : c’est la région la plus ensoleillée de France avec près de 300 jours de soleil par an, un atout de taille pour ceux qui fuient la grisaille parisienne.

Cette région attire depuis longtemps touristes et nouveaux arrivants en quête de douceur de vivre : la PACA est l’une des régions les plus prisées de France, recherchée tant par les Français que par nos voisins européens pour son soleil et la qualité de son cadre de vie. Son territoire est d’une grande variété, mêlant stations balnéaires huppées (de Saint-Tropez à Cannes), plages méditerranéennes, arrière-pays provençal avec ses champs d’oliviers et de lavande, massifs alpins propices au ski et parcs naturels préservés. On peut ainsi skier en montagne puis dîner au bord de la mer le soir même, tant la région est compacte et bien dotée en infrastructures de transport. Les principales villes, Marseille (2ᵉ ville de France), Nice, Toulon, Aix-en-Provence ou Avignon, offrent chacune une ambiance locale distincte tout en contribuant au dynamisme culturel et économique de la région.

Au-delà des cartes postales, la Provence-Alpes-Côte d’Azur possède aussi un poids économique notable. Elle produit environ 7 % du PIB national, ce qui la place au 3ᵉ rang des régions françaises en matière de richesse produite. Son économie se distingue par sa diversité : un pôle industriel autour du grand port maritime de Marseille et de la vallée du Rhône (naval, pétrochimie, énergie), un pôle technologique avec notamment la technopole de Sophia Antipolis près de Nice (considérée comme la « Silicon Valley » de la Côte d’Azur), sans oublier une agriculture de terroir (vignobles de Provence, cultures maraîchères, fleurs à parfum de Grasse, etc.) et bien sûr le tourisme. La PACA est d’ailleurs la deuxième région touristique de France, juste après l’Île-de-France. Festivals de renommée mondiale (Festival de Cannes, d’Avignon), patrimoine historique (Palais des Papes d’Avignon, arènes d’Arles) et art de vivre provençal contribuent à son rayonnement international.

En somme, un Parisien qui « met les pieds » en Provence-Alpes-Côte d’Azur découvrira un mélange unique de soleil, de mer et de montagne, un héritage culturel riche et une économie dynamique, le tout à environ trois heures de TGV de la capitale. Cette introduction plante le décor d’une région aux multiples facettes, idyllique sur bien des points, mais qui, comme tout territoire, présente aussi des réalités moins idéales. Pour mieux se projeter, voici un tour d’horizon des avantages qu’offre la vie en PACA, sans occulter les inconvénients à connaître avant de faire ses valises.

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Crédit photo : StevanZZ – Envato

Les avantages d’une vie en région PACA

  • Un climat exceptionnel et un cadre méditerranéen : Le soleil quasi-permanent et la luminosité du Sud améliorent indéniablement la qualité de vie. Avec son ciel bleu et ses hivers doux, la Côte d’Azur permet de profiter d’activités de plein air presque toute l’année. Finies les longues périodes de grisaille : ici, on dénombre près de 300 jours de soleil par an, un record national. Ce climat idéal ravit les familles comme les actifs, qui peuvent davantage sortir et pratiquer des loisirs en extérieur (jardinage, sport, détente en terrasse) même en hiver.
  • Des paysages variés entre mer, montagne et campagne : Peu de régions offrent une telle diversité géographique. Entre le littoral méditerranéen avec ses plages et ses criques, les Alpes du Sud au nord offrant ski et randonnées en altitude, la Camargue à l’ouest avec ses étendues sauvages, ou encore le Luberon et ses villages perchés, la PACA est un condensé de plusieurs vacances en une. Il est tout à fait possible de passer sa matinée sur les pistes de ski et sa soirée les pieds dans l’eau sur la même journée. Les amoureux de nature ont l’embarras du choix : parcs nationaux (Écrins, Mercantour, Calanques…), gorges spectaculaires du Verdon, champs de lavande de Provence, forêts de pins et vignobles vallonnés… Le décor change à quelques kilomètres d’intervalle. Ce cadre enchanteur permet aussi une foule d’activités sportives ou de plein air, du nautisme (voile, paddle, plongée) aux sports d’hiver, en passant par l’escalade, le VTT ou de simples balades dans des paysages de carte postale.
  • Un art de vivre et une ambiance détendue : La réputation de la Provence n’est plus à faire en termes de douceur de vivre. Les habitants de la région adoptent volontiers un rythme de vie plus relax qu’à Paris, privilégiant la convivialité et le temps pris pour soi. Ici, on prend le temps de vivre dehors, de flâner sur les marchés provençaux, de faire la sieste à l’ombre des platanes ou de jouer à la pétanque en sirotant un pastis. La vie sociale s’organise beaucoup en extérieur grâce au climat. L’ambiance est à la fois décontractée et tournée vers la convivialité : on entend les cigales l’été, on sent les odeurs de garrigue et de lavande, et on profite d’interminables soirées en terrasse entre amis ou voisins. Cette qualité de vie plus paisible, souvent citée par les néo-arrivants, se traduit par moins de stress au quotidien. Il est par exemple plus facile de s’évader le week-end (mer ou montagne à proximité immédiate) et de trouver un certain équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, loin du rythme effréné parisien.
  • Une richesse culturelle et gastronomique : Vivre en PACA, c’est plonger dans un patrimoine culturel foisonnant. La région accueille des événements de portée internationale, comme le Festival de Cannes (cinéma) ou le Festival d’Avignon (théâtre) qui attirent chaque année des passionnés du monde entier. De nombreuses villes possèdent une histoire prestigieuse et des monuments classés (Avignon et son palais des Papes, Arles et ses arènes romaines, Marseille et sa basilique Notre-Dame-de-la-Garde…). L’offre culturelle est riche toute l’année : musées, expositions, concerts, festivals de musique (jazz à Nice, piano à La Roque-d’Anthéron, etc.) contribuent à une vie locale animée. Côté gastronomie, la Provence et la Côte d’Azur font le bonheur des gourmets. On y mange sain et savoureux, grâce aux marchés regorgeant de produits locaux gorgés de soleil : fruits et légumes de saison, herbes aromatiques (thym, basilic, romarin), huile d’olive, fromages de chèvre, sans oublier les spécialités comme la bouillabaisse marseillaise, la pissaladière niçoise ou la ratatouille. Les vins locaux, notamment les rosés de Provence ou les vins de la vallée du Rhône méridionale, sont réputés mondialement. Cet art de la table méditerranéen participe au plaisir de vivre dans la région.
  • Des infrastructures modernes et une ouverture sur le monde : Contrairement à une idée reçue, partir en province ne rime pas forcément avec isolement, et la PACA en est un bon exemple. C’est une région très touristique, donc bien desservie par les transports. Trois aéroports internationaux (Marseille-Provence, Nice-Côte d’Azur et Toulon-Hyères) la relient directement à de nombreuses destinations en Europe et au-delà. Nice possède même le 2ᵉ aéroport de France après Paris, avec plus de 120 destinations en vol direct. Le TGV place Marseille à environ 3h de Paris, et relie aussi Avignon, Aix-en-Provence, Toulon ou Nice (TGV Méditerranée) depuis la capitale. Le maillage autoroutier est également bien développé le long du littoral. Sur place, les grandes agglomérations disposent de réseaux de transports en commun corrects (tramway et métro à Marseille, tram à Nice et à Avignon, bus interurbains, trains TER le long de la Côte d’Azur). La région bénéficie aussi d’infrastructures et de services publics de qualité dans les villes principales : hôpitaux et cliniques réputés (CHU de Marseille, Institut Paoli-Calmettes pour le cancer, etc.), universités et écoles internationales (à Aix-Marseille, Nice-Sophia Antipolis, etc.), ainsi qu’un tissu associatif et sportif dynamique. En somme, s’installer en PACA n’implique pas de renoncer aux commodités urbaines : on peut vivre au soleil tout en gardant un accès à des services comparables à ceux de l’Île-de-France.
  • Une économie diversifiée offrant des opportunités : Pour ceux qui craignent de s’éloigner du principal bassin d’emploi français qu’est Paris, il faut souligner que PACA est la 3ᵉ région économique de France. Son marché du travail est varié. Bien sûr, le tourisme et l’hôtellerie-restauration occupent une place de choix (2ᵉ région touristique du pays, l’afflux de visiteurs crée chaque année de nombreux emplois saisonniers et permanents). Mais d’autres secteurs sont porteurs : le littoral marseillais et fosséen reste un pôle industriel important (premier port de France à Marseille, activités portuaires, énergie, logistique). Le pôle technologique de Sophia Antipolis près de Nice abrite des centaines d’entreprises et start-ups innovantes (TIC, recherche pharmaceutique, environnement), ce qui vaut à la région son image de terre d’innovation. La filière aéronautique et spatial est également présente autour de Cannes et Toulon, l’agroalimentaire s’appuie sur les productions agricoles locales (vins, fruits, huile d’olive, avec des entreprises comme Ducros ou Fragonard, etc.). Sans rivaliser avec Paris en volume d’emplois, la région offre donc des débouchés dans de nombreux domaines, et attire de plus en plus d’actifs qualifiés en quête d’un meilleur cadre de vie. Par ailleurs, le télétravail se développe, ce qui permet à certains de conserver un emploi parisien tout en vivant sous le soleil du Midi.
  • Un immobilier et un coût de la vie plus abordables (dans certains secteurs) : L’un des facteurs concrets qui poussent les Franciliens à franchir le pas est la perspective de payer moins cher son logement tout en gagnant en espace. Sur ce point, la région affiche des contrastes, mais globalement vivre en PACA coûte moins cher qu’en Île-de-France. À Marseille par exemple, les prix de l’immobilier sont sans comparaison avec ceux de Paris : on y trouve des appartements autour de 3 000 € du m² en moyenne, et louer un 100 m² à Marseille revient environ à 1 500 € par mois, quand les loyers parisiens pour une telle surface atteignent facilement le double. Des villes moyennes comme Toulon, Avignon, Arles ou Gap offrent des marchés immobiliers encore plus abordables (moins de 2 500 € le m² pour une maison à Avignon ou Gap, par exemple), permettant à de jeunes ménages d’envisager l’achat d’une maison avec jardin, un rêve quasiment inaccessible en région parisienne. Le panier de courses et certains services sont également un peu moins onéreux qu’à Paris, et de nombreuses activités de loisirs (randonner dans les calanques, aller à la plage, se promener dans les marchés locaux) sont gratuites. En s’installant un peu à l’écart des spots très touristiques, on peut profiter d’une vraie qualité de vie sans se ruiner.

Les inconvénients d’une vie en région PACA

  • Un marché de l’emploi moins dynamique et des salaires plus faibles qu’à Paris : Il faut le savoir, la PACA souffre d’un taux de chômage plus élevé que la moyenne nationale, en particulier pour les jeunes et dans certaines zones rurales ou quartiers urbains en difficulté. D’après une étude de l’INSEE, le taux d’emploi des 25-54 ans y est inférieur de 4 points à la moyenne française, et la région compte de nombreux chômeurs de longue durée. Si l’économie est diversifiée, elle n’offre pas autant d’emplois qualifiés qu’en Île-de-France, et les salaires médians y sont en général plus bas. Par exemple, un cadre ou un ingénieur gagnera souvent moins à Nice ou Marseille qu’à Paris pour un poste équivalent. De plus, une part importante des emplois en PACA sont liés au tourisme ou à des activités saisonnières (stations balnéaires l’été, stations de ski l’hiver), ce qui signifie des contrats parfois précaires ou limités à une partie de l’année. Avant de déménager, mieux vaut donc avoir un emploi sur place ou une activité possible en télétravail, et s’attendre possiblement à une baisse de rémunération en changeant de région (souvent compensée par un coût de la vie moindre).
  • Le coût de la vie élevé sur le littoral azuréen : Si vivre en région coûte généralement moins cher qu’à Paris, il faut nuancer ce constat pour la Côte d’Azur. Les villes littorales les plus prisées (Nice, Cannes, Antibes, Saint-Tropez…) affichent des prix immobiliers très élevés, parfois comparables à ceux de la région parisienne pour l’achat, et avec des loyers difficiles à supporter pour les ménages modestes. Vivre sur la Côte d’Azur a un prix, admettent ceux qui y résident : se loger, surtout pour une famille, est un vrai défi dans ces zones ultra-demandées. Par exemple, louer ou acheter un logement pour une famille de 4 ou 5 personnes autour de Nice ou Cannes peut s’avérer très compliqué sans revenus confortables. Au-delà du logement, certaines dépenses du quotidien sont plus chères dans les endroits touristiques (sorties, restaurants, activités de loisirs). En clair, un Parisien ne sera pas totalement dépaysé de ce point de vue : le « paradis azuréen » se paie cher, et il convient de prévoir son budget en conséquence pour éviter les déconvenues. À l’inverse, s’établir dans l’arrière-pays ou dans les villes moins cotées permet de limiter ces coûts, au prix de faire un peu plus de trajets.
  • L’afflux touristique en haute saison : La beauté de la région attire des millions de visiteurs, surtout pendant l’été, ce qui transforme le quotidien des habitants dans certains secteurs. En juillet-août, la région est prise d’assaut par les touristes, notamment sur tout le littoral et dans les sites emblématiques. Cela signifie une forte augmentation de la population temporaire et, avec elle, des conséquences à anticiper : embouteillages sur les routes côtières, plages bondées, files d’attente dans les commerces ou sites touristiques, bruit festif parfois tard le soir… Pour les habitants à l’année, cette sur-fréquentation peut donner l’impression de vivre « en station balnéaire permanente » l’été, avec ses avantages économiques mais aussi ses nuisances. Il faut apprendre à connaître les recoins plus calmes (par exemple, les locaux éviteront les plages les plus touristiques en plein mois d’août) et faire preuve de patience. Ce flux touristique peut aussi engendrer une légère hausse des prix saisonnière (certains loyers augmentent en été en location temporaire, tarifs de parkings, etc.). Si vous envisagez de vivre à l’année dans une ville très touristique (Nice, Antibes, Saint-Raphaël…), gardez à l’esprit que votre cadre de vie sera très différent selon la saison, ce qui peut être déroutant la première année.
  • La circulation et les transports : La PACA est une région étendue, où les déplacements peuvent vite devenir un casse-tête. En dehors de quelques centres urbains bien dotés, la voiture reste souvent indispensable pour se déplacer au quotidien. Les transports en commun régionaux ne sont pas aussi développés qu’en Île-de-France : les TER le long de la Côte d’Azur sont pratiques mais pas toujours fréquents, et à l’intérieur des terres l’offre de bus est limitée. Résultat, les axes routiers principaux supportent un trafic dense. Les habitants de la Côte d’Azur connaissent bien les bouchons fréquents, surtout en été ou aux heures de pointe. Conduire à Nice un samedi d’été peut relever du défi, témoignent les locaux. Le cas de l’agglomération de Sophia Antipolis est souvent cité : cette technopole attire chaque jour des milliers d’actifs dans une zone mal desservie par les transports en commun, créant des embouteillages notoires aux entrées de l’autoroute. De même autour de Marseille, les autoroutes urbaines sont saturées aux heures de pointe (même si des projets de couloirs réservés bus/covoiturage voient le jour). Il faut donc s’attendre à passer plus de temps en voiture qu’à Paris, et potentiellement à investir dans un véhicule si l’on vivait sans. À cela s’ajoute le coût du carburant et du stationnement (dans les centres-villes comme Nice ou Aix, le stationnement est cher et réglementé). Pour les cyclistes, la topographie et le manque d’aménagements cyclables dans certaines zones rendent les déplacements à vélo moins aisés et parfois risqués. Ce point infrastructurel est un défi pour la région qui tente d’améliorer la mobilité douce, mais en attendant, c’est un aspect pratique à ne pas négliger.
  • Des inégalités sociales et des contrastes marqués : La PACA est une région de contrastes, où la douceur de vivre côtoie des situations de précarité. Les revenus y sont très disparates selon les zones : on trouve des communes parmi les plus riches de France (Saint-Tropez, Saint-Jean-Cap-Ferrat, certaines villes de la banlieue aixoise ou niçoise) et à l’inverse des poches de pauvreté importantes (quartiers Nord de Marseille, certaines villes ouvrières en crise, zones rurales isolées). En moyenne, 17 % de la population vit sous le seuil de pauvreté en PACA, un chiffre supérieur à la moyenne nationale. Les grandes métropoles connaissent des problèmes sociaux: Marseille cumule un taux de chômage élevé et des quartiers entiers en rénovation urbaine, Nice a des seniors aisés mais aussi des jeunes en difficulté d’insertion. Pour un Parisien habitué à l’offre d’Île-de-France, certains services publics peuvent sembler moins accessibles dans ces territoires fragiles : par exemple, la région souffre de déserts médicaux dans certaines zones (difficulté à trouver un médecin généraliste ou spécialiste en dehors des grandes villes), ou de filières scolaires moins dotées dans les villages reculés. Les infrastructures culturelles ou sportives sont aussi inégalement réparties (excellent niveau d’équipement sur la Côte d’Azur et autour d’Aix-Marseille, beaucoup moins dès qu’on s’en éloigne). Ces disparités impliquent qu’il faut bien choisir l’endroit où s’installer en PACA en fonction de ses priorités (emploi, écoles, santé, etc.) : la qualité de vie sera optimale dans certaines villes moyennes ou périphéries, tandis que d’autres localités cumulent des handicaps socio-économiques qui peuvent surprendre si l’on idéalise la région.
  • Des enjeux environnementaux spécifiques : Enfin, vivre sous le soleil du Sud implique aussi de composer avec les aléas de la nature. Le climat méditerranéen, s’il est très agréable, se traduit par des étés de plus en plus chauds et secs avec le changement climatique. La région fait face à des épisodes de canicule sévères l’été, pouvant rendre la vie quotidienne pénible en l’absence de climatisation. La sécheresse estivale entraîne aussi régulièrement des restrictions d’eau dans certaines communes (limitation de l’arrosage, appels à économiser l’eau) et favorise malheureusement les incendies de forêt dans le massif des Maures, l’arrière-pays varois ou les collines provençales. Les feux de forêt sont un risque réel chaque été et peuvent occasionner évacuations et fumées, même si d’importants moyens de lutte sont déployés. Par ailleurs, certaines zones du littoral sont sujettes à des inondations rapides lors des orages violents d’automne (épisodes méditerranéens) : l’exemple tragique des inondations d’octobre 2015 sur la Côte d’Azur reste dans les mémoires. Une urbanisation parfois anarchique a accru la vulnérabilité de certaines villes (des milliers de logements construits en zone inondable sur la Côte d’Azur). Sans sombrer dans l’alarmisme, il est utile de connaître ces phénomènes : cela peut orienter le choix du lieu de résidence (éviter les rez-de-chaussée dans les zones connues pour les crues, par exemple, ou les secteurs trop isolés en cas de feu). Le Mistral, vent du nord violent et froid, est un autre aspect naturel propre à la Provence : à Avignon, Aix ou Arles, il souffle régulièrement et peut surprendre par sa force, même si le ciel bleu qu’il apporte en contrepartie le fait pardonner. Ces conditions environnementales font partie du quotidien et les locaux s’y adaptent, mais un nouvel arrivant devra en tenir compte.

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Quitter Paris, c’est l’histoire d’une aventure. Ce sont les mots d’Audrey Hery. Originaire de la région parisienne, elle part travailler à l’étranger pendant plusieurs années. Lorsqu’elle envisage de revenir, son objectif est clair : ne pas revenir à Paris, mais plutôt ailleurs, en région. Elle pose ainsi ses valises dans la ville de Marseille.

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