Au carrefour de la Méditerranée, la cité phocéenne, Marseille, séduit par son cadre géographique et son histoire. Avec 863 310 habitants, la deuxième ville de France souvent qualifiée de cosmopolite est aussi une des plus anciennes. Elle bénéficie d’un rayonnement international grâce à des influences multiculturelles, artistiques et architecturales qui lui ont valu le titre de capitale culturelle européenne 2013. Répartis en 16 arrondissements, ses 111 quartiers aussi singuliers que pittoresques sont à l’image d’un marché immobilier disparate.


Comparaison Marseille vs Paris : prix d’achat et loyer

Sans surprise, les prix immobiliers marseillais sont bien moins élevés que ceux que l’on peut retrouver sur Paris. Pour une location, votre loyer sera généralement 56% moins élevé qu’à Paris. Pour l’achat, vous pourrez envisager un prix d’achat au mètre carré d’environ 73% moins cher qu’à Paris.

Le marché immobilier à Marseille

Le prix d’achat moyen du mètre carré marseillais est fixé à 2 848 euros pour un appartement, 3 586 euros pour une maison. Une moyenne pourtant peu représentative du marché car la prise en compte du secteur est indispensable. Une fracture sociale se dessine entre les quartiers nord (13e, 14e, 15e, 16e) et les quartiers sud (7e, 8e, 9e). Elle se répercute aussi au niveau de l’immobilier, utile à savoir quand on recherche à habiter à Marseille.

Dans le 7e arrondissement, le prix d’achat moyen atteint 4 063 euros du mètre carré (5 115 euros pour une maison). Même constat dans le 8e arrondissement avec 3 869 euros du mètre carré (5 024 euros pour une maison). En revanche, le mètre carré chute à 1 940 euros pour un appartement dans le 14e voire 1 663 euros dans le 3e arrondissement, proche du centre-ville. Les écarts du marché locatif sont moins profonds avec une moyenne de 12 euros mensuels le mètre carré. Un loyer médian dépassé dans le centre ville (1er, 2e, 3e, 5e) qui pourrait s’expliquer par une plus forte demande de locations étudiantes. C’est d’ailleurs le cas dans d’autres zones à proximité de facultés (9e, 10e). Le même décalage est relevé entre le nord et le sud.

Les quartiers marseillais et leur spécificités

Bien qu’il existe une plus forte concentration de foyers défavorisés dans les quartiers nord, des disparités se sont creusées au sein même des arrondissements. Le centre-ville s’étale entre le 1er et le 6e arrondissement. Près de la Canebière, nous retrouvons Belsunce, Saint-Charles et sa gare mais aussi Noailles, récemment médiatisé par l’effondrement d’immeubles vétustes. Le Panier, rendu célèbre par la série “Plus belle la vie” et la Joliette, métamorphosée en quartier d’affaires, suffisent à redorer le blason du 2e arrondissement. La Belle de Mai tente de renaître grâce aux projets d’aménagement « Euroméditerranée » et évènementiels de “la Friche”. Malgré cela, le 3e arrondissement avec Saint-Mauront, reste le plus pauvre de la ville. La Blancarde et les Cinq Avenues (4e) plaisent aussi bien aux retraités qu’aux familles pour ses appartements anciens. La Conception et le Camas (5e) sont très recherchés pour leur proximité avec l’hôpital de la Timone et sa faculté de médecine. La population “bobo” apprécie se retrouver à la Plaine, un quartier officieux très animé au croisement du 1er, 2e et 6e arrondissement.

Renommée pour ses magasins de luxe, la rue Paradis commence au Vieux-Port (1er) pour se terminer à Périer (8e) en passant par deux quartiers très prisés, Vauban et Préfecture (6e). Au sud, de la Corniche jusqu’aux Goudes, les plages annoncent les quartiers bourgeois de la ville : Endoume, Saint-Victor, le Phare (7e), le Roucas Blanc dominé par la Bonne Mère, la Pointe Rouge (8e). Bonneveine, limitrophe aux quartiers des Baumettes et de Mazargues (9e), compte des habitations plus modestes. Néanmoins, près des calanques, le 9e est très courtisé par les marseillais aux revenus confortables. A l’est, on retrouve un melting-pot de classes ouvrières, moyennes et supérieures : Saint Loup, Saint Tronc (10e), La Valentine, Les Camoins, La Millière (11e), les Caillols, la Fourragère, Saint-Barnabé (12e). Au nord, La Rose (13e), Les Arnavaux, Le Merlan (14e), Saint-Antoine (15e), Saint-Henri (16e) sont des quartiers dits « sensibles » où prédominent de nombreuses cités. L’Estaque (15e), ancien village portuaire, charme par son paysage et ses spécialités : la fabrication de “chichis” et de “panisses”, véritable institution marseillaise. Le village traditionnel de Château-Gombert (13e), quand à lui, se démarque totalement des alentours par la présence de villas haut de gamme et de nouveaux programmes immobiliers.

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