Partir vivre en Isère, à Grenoble : L’histoire de Laure

C’est une histoire et un cheminement qui inspire la sérénité. Le rêve d’une vie proche de la montagne, des racines en Isère, un « confinement déclic »… Et hop ! Laure Decailly quitte Paris pour partir vivre et profiter de la vie à Grenoble. Plus qu’un véritablement changement, c’est une évolution naturelle de vie pour elle. Elle nous partage, avec une joie de vie communicative, son aventure te son histoire.

Quand et pourquoi êtes-vous venue vous installer à Paris ?

Parisienne de naissance, j’ai grandi en banlieue de ma petite enfance jusqu’au bac. J’ai retrouvé Paris pour mes études, en 2001. Et hormis une parenthèse de vie en Australie (en 2005 puis 2007), je suis restée dans la capitale les 20 années qui ont suivies, jusqu’en 2021.

Quelles raisons vous ont poussées à quitter Paris ? Avez-vous eu un déclic particulier ?

Aussi surprenant que ça puisse paraître, j’ai quitté Paris pour le seul plaisir d’aller vivre dans un autre endroit cher à mon coeur ! Il faut dire que je n’avais pas de contraintes : j’étais célibataire, sans enfants, et sans emploi – mais avec le projet de développer une activité en freelance. J’étais donc libre de vivre et de travailler d’où je voulais… Alors j’ai saisi cette chance !

Le covid a clairement été le déclic. C’est après le premier confinement en 2020 que j’ai réalisé (comme beaucoup de gens) que ma vie parisienne n’était plus en phase avec mes attentes et mes projets futurs. Que j’avais envie de plus d’espace, de plus de nature, de moins de stress et de charges à assumer en solo… bref, d’une meilleure qualité de vie – que Paris ne pouvait plus m’offrir. En parallèle, une partie de mes proches ont aussi déserté la capitale au fur et à mesure que l’épidémie avançait, c’était comme « le bon moment » pour sauter le pas.

Le choix de Grenoble s’est imposé à moi naturellement, presque comme une évidence, l’été qui a suivi. Cela faisait des années que j’allais là-bas pour les week-ends ou les vacances et que j’imaginais, un jour, y vivre. Je connaissais donc déjà bien la ville, j’y avais déjà beaucoup d’amis et la proximité de la montagne – que j’aime tant – a fini par me convaincre d’emménager là-bas, courant 2021.

Cette décision était enfin un retour à mes racines car mon arrière-grand-mère est née en Isère. Ce signe de plus, symbolique, m’a porté jusqu’ici.

Dans quelle ville êtes-vous partie vous installer et que faites-vous aujourd’hui professionnellement ?

Je me suis installée à Grenoble, en Isère et je suis consultante et coach en social media marketing en freelance.

Comment avez-vous abordé les choses pour votre départ ? Qu’est-ce qui a été utile pour vous lancer ?

J’ai abordé les choses de manière très sereine… et déterminée ! Du moment où j’ai décidé de partir, j’étais déjà là-bas dans ma tête ; même si une année s’est finalement écoulée avant mon emménagement. J’aurais pu changer d’avis mille fois mais j’ai profité de ces 12 mois pour « dire au revoir » à la capitale, jouer les touristes dans ma ville, et préparer mon départ. En mai 2021, j’ai trouvé un appartement en quelques jours sur leboncoin, j’ai pris le train pour le visiter dans la foulée. C’était la seule visite et c’était la bonne. Il faut dire que connaissant déjà la ville, c’était plus simple pour ma recherche immobilière. Un mois plus tard, avec l’aide de mes parents, on a loué un camion en aller simple (merci Rent and Drop !) et on a fait la route ensemble. Ils m’ont aidé à m’installer et j’ai retrouvé mes amis sur place… comme si j’avais toujours vécu là 🙂

Partir de Paris, partir vivre en région. Le bilan en une phrase ?

Un bilan plus que positif 🙂

Qu’avez-vous gagné en quittant Paris ?

Une bien meilleure qualité de vie : plus d’espace de vie (à un moindre coût), de nature à proximité (et d’activités « outdoor »), de sérénité (calme, civisme…), de simplicité (pour se déplacer, trouver un logement)… et moins de grisaille car le climat y est plus agréable (avec des « vraies » saisons) !

Que regrettez-vous ?

Rien ! Ou presque… Je regrette seulement la pénurie de médecins (particulièrement les spécialistes) dans ma région, qui complique un peu les choses en matière de suivi. Pour le reste (vie culturelle, distance avec les proches etc.)… j’ai gardé un lien avec Paris et y retourne assez régulièrement pour ne pas sentir de « manque » en vivant en région.

Changer de vie, gérer le changement d’emploi, trouver un logement, organiser le déménagement… Si c’était à refaire, que feriez-vous différemment ?

Ce départ a moins été un changement qu’une évolution, presque naturelle, de vie. Déménager est toujours une petite aventure en soi, peu importe les kilomètres finalement ! Alors si c’était à refaire… je referais tout pareil 😉

Baisse de salaire, prix de l’immobilier, coût de la vie… Quels sont les retours de votre porte-monnaie ?

Disons qu’avec plus ou moins le même revenu qu’à Paris, on gagne clairement en confort de vie… et on fait plus d’économies. Le coût de la vie y est globalement moins élevé, surtout en matière d’immobilier.

La petite différence de budget à prendre en compte cependant : le coût additionnel d’une voiture, presque indispensable pour se déplacer aux alentours.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui réfléchissent à quitter la capitale et qui ont des envies de région ?

Mon premier conseil est d’aller explorer l’endroit où vous projetez vous installer pour un ou plusieurs week-ends, voire des vacances, et… à toutes les saisons ! Cela vous permettra de mieux cibler votre futur quartier, de « prendre le pouls » de la ville, d’échanger avec ses habitants, de vous renseigner sur les équipements à proximité…

Mon deuxième conseil, surtout si vous faites ce choix seul.e et que vous ne connaissez peu de gens sur place, est de vous inscrire à des associations ou des clubs locaux, ainsi que quelques groupes Facebook qui vous permettront de développer votre réseau social en un rien de temps.

Mon dernier conseil : faites-vous confiance et écoutez votre intuition !

« Quitter Paris, c’est… »

… une des meilleures décision de ma vie (jusqu’à présent) ! 🙂

Merci à Laure pour son témoignage riche et inspirant !