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Les salaires et entreprises qui recrutent à Lyon

Comme beaucoup de Franciliens, vous en avez peut-être ras-le-bol de la densité parisienne, des transports saturés et du coût de la vie. Lyon se présente alors comme une alternative séduisante : à 2h de TGV de Paris, la métropole s’offre les avantages d’une grande ville (culture, vie nocturne, universités) tout en restant à taille plus humaine. La proximité des Alpes (2h de route) facilite le ski et la randonnée, et le télétravail s’y développe : 21 % des salariés de la région Auvergne-Rhône-Alpes pratiquent le télétravail (contre 36 % en Île-de-France). Lyon compte par ailleurs 650 000 emplois salariés privés et affiche un chômage de seulement 7,2 % (vs 7,3 % national), signe d’un marché de l’emploi dynamique. Tout cela a un prix : il faut rester réaliste car les salaires moyens à Lyon sont souvent 10-30 % inférieurs à ceux de Paris. Ce guide dégage les vrais enjeux pour un Parisiens : qualité de vie contre niveau de rémunération, et présente les secteurs porteurs et les entreprises qui recrutent.

Salaires moyens par secteur à Lyon vs Paris

Le salaire médian et moyen y est plus bas que dans la capitale, surtout chez les cadres : un cadre lyonnais gagne ~5 700 € brut par mois en moyenne contre ~8 000 € à Paris (écart d’environ -30 %). Néanmoins, l’écart varie selon le métier et la convention du secteur. En général, les grandes entreprises lyonnaises ajustent leurs grilles pour attirer des talents franciliens, qui acceptent rarement une baisse de salaire de plus de 10 %.

  • Tech / Informatique (IT) : Les informaticiens lyonnais sont moins payés qu’à Paris. Par exemple, un développeur cadre touche environ 3 660 € brut/mois (≈44 k€/an) en région contre ~4 540 € à Paris (–19 %). En startups ou entreprises numériques, les salaires peuvent être réévalués pour attirer des profils, mais on reste souvent en deçà des barèmes parisiens. En sécurité informatique ou data (secteurs en tension), l’écart peut se réduire.
  • Finance / Comptabilité & RH : Les écarts sont plus modérés. Selon les statistiques régionales, un cadre en finance ou en audit touche en Auvergne-Rhône-Alpes environ 5 650 € brut/mois (-19 % vs IDF). Par exemple un responsable financier ou directeur comptable à Lyon pourra viser 80-100 k€/an, contre 90-120 k€ en Île-de-France (des études indiquent une différence de l’ordre de 10-15 %). De même, un directeur des ressources humaines gagne ~3 810 € brut/mois à Lyon vs 4 080 € en région parisienne (-7 %).
  • Communication / Marketing : Dans le marketing et la com’, les salaires sont là aussi inférieurs d’environ 10-15 %. Un chargé de communication lyonnais touche ~2 720 € brut/mois contre ~3 040 € à Paris (-12 %). Les profils plus seniors (directeurs de marque, agences digital) gagnent plus, mais restent en dessous des niveaux parisiens, bien que la prime de mobilité / télétravail puisse la combler.
  • Santé / Social : Les salaires des soignants sont régulés par la fonction publique, mais les différences sont frappantes sur les postes de niveau intermédiaire : un infirmier à Lyon gagne environ 2 690 € brut/mois versus 3 330 € en Île-de-France (-20 %). Les médecins hospitaliers suivent les grilles nationales, donc l’écart est faible, mais en secteur privé (clinique) on note aussi des salaires légèrement inférieurs. En revanche, le secteur santé à Lyon est très présent (Sanofi Pasteur, bioMérieux, Merck, etc.), offrant des postes R&D souvent attractifs.
  • Éducation / Enseignement : Les enseignants du public sont peu ou pas affectés : c’est au niveau national. Par exemple un professeur certifié gagne ~3 300 € brut/mois à Lyon (vs 3 400 € en IDF) (-3 %). De même, le salaire des doctorants, chargés de cours ou formateurs ne varie guère de la grille nationale.
  • BTP / Industrie : Les métiers du bâtiment et de l’industrie relèvent souvent de conventions collectives nationales. Les écarts y sont très faibles. Un technicien de maintenance industrielle perçoit ~2 650 € brut/mois dans toutes les régions (aucune différence avec Paris). Par exemple, Michael Page estime qu’un conducteur de travaux débutant à Lyon démarre autour de 33 k€ brut/an et atteint ~40 k€ après 5 ans, ce qui est proche des standards franciliens. Les salaires des ingénieurs BTP ou chefs de chantier sont donc comparables à ceux de province.

Offres d’emploi et contrats : Le marché lyonnais recrute sur tous les fronts. Sur les jobboards, on recense environ 22 000 offres en CDI sur Lyon (oct. 2025), contre 5 000 en CDD. Les CDI dominent pour les cadres et ingénieurs, alors que les CDD ou intérims restent fréquents dans l’industrie, la logistique ou les services de proximité (nettoyage, restauration). Sachez que la progression de l’emploi à Lyon est régulière (+18 800 emplois privés créés en 2022) et que la pénurie de talents pousse certains recruteurs à proposer des packages proches de ceux de Paris.

Entreprises qui recrutent à Lyon : grands groupes, scale-ups et startups

La métropole lyonnaise abrite de nombreux sièges sociaux et grands groupes nationaux et internationaux. Dans la santé et la biotech, on y trouve par exemple Sanofi Pasteur, bioMérieux, Merck Serono ; dans l’industrie et la chimie Renault Trucks, Arkema, Groupe SEB. Du côté des services/ingénierie, on recense Capgemini, EY (Ernst & Young), Altran et dans la grande distribution Casino, Carrefour, Adecco. Ces mastodontes lyonnais recrutent régulièrement en CDI et offrent des évolutions de carrière variées. À noter : certaines entreprises fintech ou services (ex. PayXpert, filiale Société Générale) et assurance proposent aussi des opportunités pour des profils financiers ou commerciaux.

  • Scale-ups & PME innovantes : De nombreuses entreprises intermédiaires lyonnaises sont en plein essor. Par exemple Agicap (gestion de trésorerie SaaS), Cosmo Tech (data science), ENYO Pharma et Osivax (biotech) ont été fondées à Lyon et lèvent des fonds lourds. D’autres pépites du numérique telles que Cegid, Esker, LumApps, Navya, Tilkee, Wizaplace ont fait leur trou ici. Ces sociétés de taille moyenne recrutent des ingénieurs, commerciaux ou chefs de projet, souvent à des salaires compétitifs et avec des responsabilités plus larges que dans un grand groupe.
  • Startups et jeunes pousses : Le bassin Lyon-Saint-Étienne est d’ailleurs un gros incubateur : on y compte plus de 1 000 startups tech. Des secteurs comme la foodtech, la cleantech, la fintech ou la santé numérique y sont très représentés (ex. Traefik Labs, MaaT Pharma, Cothémia…). Pour repérer ces recrutements, divers acteurs se mobilisent : le réseau French Tech Lyon Saint-Étienne, les incubateurs (H7, EuraTechnologies), des événements locaux (salon Zero to One à Lyon) et des salons emploi (comme le Village des Recruteurs de Lyon). Les postes en startup sont souvent proposés en CDI mais peuvent proposer des packages variables (actions, tickets resto, remote partiel).

En résumé, Lyon offre une palette de recruteurs très large : des grands groupes aux pépites locales. La métropole est reconnue comme deuxième terre d’accueil de la French Tech en nombre de startups et d’emplois IT. Les profils parisiens grands cadres, jeunes actifs ou en reconversion peuvent y trouver des opportunités réelles, notamment si l’on accepte un salaire moyen un peu plus bas en échange d’une meilleure qualité de vie.

Quitter Paris pour Lyon, c’est accepter parfois un salaire un peu moindre au départ mais gagner en confort au quotidien (logement plus grand, déplacements plus faciles, cadre vert). Plusieurs expatriés le confirment : la qualité de vie supplémentaire compense bien souvent les écarts de rémunération. Pour mettre tous les atouts de votre côté, voici trois conseils clés :

  1. Cultivez votre réseau local. Intégrez les communautés professionnelles lyonnaises (French Tech Lyon, Digital League, pôles métiers, alumni des écoles présentes à Lyon). Participez à des meetups ou événements (conférences sectorielles, afterworks) pour rencontrer des recruteurs ou futurs collègues. Un contact bien placé peut accélérer une embauche.
  2. Faites des visites de terrain. Venez plusieurs fois à Lyon avant de vous décider : inscrivez-vous à des salons de l’emploi (ex. Village des Recruteurs Lyon), organisez des journées “découverte” en entreprise ou décrochez des entretiens sur place. Ces visites vous donneront un aperçu concret du marché local et vous aideront à convaincre votre futur employeur de votre motivation locale.
  3. Ciblez les bons canaux de veille. Abonnez-vous aux job boards spécialisés ou régionaux (APEC pour cadres, HelloWork pour la région AuRA, OnlyLyon Job, etc.), et suivez les pages LinkedIn / Facebook de l’économie lyonnaise. Mettez en place des alertes sur les sites des entreprises qui vous intéressent. Les offres lyonnaises sont nombreuses, mais proactives : envoyez aussi des candidatures spontanées adaptées à chaque structure.

Lyon, deuxième métropole économique de France, offre ainsi de réelles opportunités d’emploi pour les profils parisiens motivés. Avec une préparation sérieuse (réseau, visites sur place, veille), vous pourrez conjuguer salaire correct et meilleure qualité de vie dans cette ville attractive

Crédit photo : Andrea Piacquadio

Publié le 11 Fév, 2026
Catégories : A la Une | Lyon | Région de France